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dimanche 9 novembre 2025
Une institution scolaire à Saint-Lô, rue Torteron, en 1876.
jeudi 23 octobre 2025
Un cours Fénelon à Saint-Lô en 1912
Merci à Christophe Canivet de nous avoir communiqué cette information issue de ses propres recherches : un cours Fénelon avait été fondé à Saint-Lô en 1912. Malgré sa brève existence, il serait intééressant de savoir qui a pu fréquenter cet établissement situé au n° 3 de la rue du Pain-de-Seigle.
Le Cours Fénelon était un cours privé situé au 3,
rue du Pain-de-Seigle.Il recevait les enfants de 4 ans jusqu'au Brevet
supérieur. L'établissement avait été fondé en 1912 par sa directrice, Céline
Marie Fourcade (1859-1925), ancienne élève de la Maison d’Éducation de la
Légion d'Honneur à Écouen (Journal
de la Manche et de la Basse-Normandie 14/06/1913).
Née le 25 février 1859 à Quimerc'h, dans le
Finistère (AD
29 – Quimerc'h – N – 1859 – vue 2), Mlle Fourcade était
la fille de Pierre Louis Fourcade, chevalier de la Légion d'Honneur, d'où le
fait que sa fille avait pu être scolarisée à Écouen, garde d'artillerie, sans
aucun doute à la poudrerie
de Pont-de-Buis, et de Françoise Launay, sœur du directeur du relais
de poste de Châteaulin, ville dans laquelle lesdits parents se sont mariés le
21 février 1857 (AD
29 – Châteaulin – M – 1853-1862 – vue 62).
On sait peu de choses de son père, son dossier à
la Grande Chancellerie ayant été plus que sommairement reconstitué après les
incendies de la Commune (AN
– LH//1011/33). Il est né le 26
avril 1814 à Lau (Lau-Balagnas, limitrophe d'Argelès-Gazost, entre Lourdes et
la frontière espagnole). Il a été promu chevalier de la Légion d'Honneur par
décret du 10 mai 1852, lorsqu'il était maréchal des logis au 13e
régiment d'artillerie. Il est admis à la retraite le 17 septembre 1871, avec
effet au 1er mai précédent, après 34 ans et 10 mois de service, dont
18 années de campagnes (Bulletin
des lois (1872) p. 194). La famille s'installera ensuite à Saint-Lô
où Pierre Louis Fourcade est décédé le 28 août 1889 et sa veuve début août
1906. Ils ne verront donc pas leur fille créer son établissement.
Mais celui-ci sera éphémère. Le 19 septembre 1923,
Mlle Fourcade faisait vendre tant ses meubles meublants (y compris
sa barrique et ses clapiers) que son mobilier scolaire1.
On ne parle plus ensuite du Cours Fénelon. Sa directrice va décéder le 24
octobre 1925 à Caen (AD
14 – Caen – D – 1925 – vue 140), au 7 de la rue Leroy, une petite
clinique de quelques lits tenue par Rosalie Bruneau (Madeleine
Deries (1895-1924), première docteure « ès histoire » : Itinéraire d’une
étudiante au début du XXe siècle / Yves Marion (2023) p. 161). Comme
son acte de décès dit qu'elle était toujours officiellement domiciliée à
Saint-Lô, elle n'était peut-être que patiente de la clinique. Mais la vente
mobilière de 1923 laisse plutôt penser qu'elle en était la pensionnaire. En
toute hypothèse, c'est à Saint-Lô qu'elle se fera inhumer. Célibataire, sans
postérité, elle fit un don à l'hospice à charge d'entretenir sa sépulture (Journal
de la Manche et de la Basse-Normandie 31/10/1925).
Ou comment une généalogie née à Lau s'achève à
Saint-Lô et comment Jeanne Villebois a été la dernière diplômée du Cours
Fénelon.
1Journal de la Manche et de la Basse-Normandie 15/09/1923
Christophe Canivet, 20 octobre 2025
dimanche 23 juillet 2023
Ecole normale d'instituteurs de la Manche à Saint-Lô . Monument aux morts érigé dans la cour d'honneur.
Il s'agit là de la reproduction d'un article rédigé et préparé en 2008 pour accompagner l'ouvrage de notre ami Patrick Fissot : Les Manchois dans la Grande-Guerre, repris et légérement modifié en 2017.
Photographie Burey. Coll. Yves Marion
ECOLE NORMALE
D’INSTITUTEURS DE LA MANCHE A SAINT-L0
MONUMENT AUX MORTS
ERIGE DANS LA COUR D’HONNEUR[1]
L’orage s’est
éloigné. L’œuvre de guerre s’achève. Vient l’œuvre de la paix. Elle commence
par un devoir de mémoire à tous ces « ouvriers de la victoire » qui
ont tant donné. Outre les ruines matérielles et morales accumulées au cours de
ces cinq longues années de guerre, quinze cent mille héros, venant de tous les horizons,
sont couchés à jamais. Il n’est guère de village de France qui ne possède son
enclos funèbre. Les instituteurs ont payé le même tribut. Incommensurables, en
effet, sont les pertes infligées aux maîtres de la jeunesse de France. Ernest
Lavisse, de l’Académie française, directeur de l’Ecole normale supérieure de
Saint-Cloud, trouve des formules fortes, empreintes d’une grande émotion, pour
saluer leur esprit de dévouement et de sacrifice lors de l’érection d’un
monument érigé en leur honneur.
La contribution
des enseignants du département de la Manche est aussi effroyable. Eux aussi
méritent bien cet hommage. Le principe d’ériger un monument à la mémoire de
tous les membres de l’enseignement public de la Manche tombés au Champ
d’honneur est arrêté lors d’une assemblée générale de l’Association de Secours
mutuels entre les instituteurs et institutrices de la Manche en juin 1920.
Un comité est
aussitôt constitué et placé sous la présidence d’honneur du recteur de
l’académie et du préfet. C’est au titre de président de ce comité que, le 15
septembre 1920, Léon Deries, inspecteur d’académie de la Manche, lance une
souscription[2].
L’année suivante,
ce même comité, réuni à l’inspection académique, le 20 octobre 1921, décide, au
vu du montant des souscriptions recueillies, à hauteur de 40 000 francs,
après examen des maquettes reçues, de confier l’exécution du monument projeté,
à M. Jacobs, statuaire à Bruxelles.
Le contrat est
signé en 1921 pour la somme de 40 000 francs, monument prêt à monter et
rendu à l’Ecole normale de Saint-Lô.
Le « Comité
du monument érigé à la mémoire des membres de l’enseignement public tombés au
Champ d’honneur » se réunit à nouveau[3]
le 8 mai 1924, à 15 heures, dans les locaux de l’Ecole normale sous la
présidence de monsieur Fuster, inspecteur d’académie de la Manche, appelé à
remplacer Léon Deries, qui a fait valoir, l’année précédente, ses droits à
pension de retraite. La souscription se monte exactement à la somme de
44 250 francs. « C’est un magnifique résultat. L’honneur en revient
au corps enseignant tout entier qui a organisé cette souscription. Le Comité
adresse aux nombreux souscripteurs particuliers ou collectivité, ainsi qu’à
ceux qui ont bien voulu se charger de recueillir les souscriptions,
l’expression de notre gratitude. » Ainsi s’exprime le Comité qui réserve
4 523, 50 francs pour les dépenses relatives à l’édification du monument
fondu à Gand, en Belgique.
Le monument peut
être alors érigé dans la cour d’honneur de l’Ecole normale. L’emplacement a été
tout naturellement choisi « comme centre de tous les patriotiques pèlerinages [4]».
Néanmoins, il est décidé de surseoir à son inauguration[5].
Le sursis se
prolonge durant dix années. Ce n’est, en effet, qu’à la suite de la
réhabilitation prononcée en faveur des fusillés de Souain, que monsieur Gouin, le
directeur de l’Ecole normale, indique, dans son rapport annuel de 1934, que l’inauguration
du monument aux Morts situé dans l’Ecole lui paraît possible, le nom de
l’instituteur Maupas devant figurer désormais sur ce monument[6].
Monsieur Delfond,
le nouveau directeur de l’Ecole normale de Saint-Lô, relate l’événement.
« L’inauguration officielle, note-t-il dans son rapport annuel[7],
du monument élevé dans la cour d’honneur de l’Ecole, à la mémoire des membres
de l’enseignement public tombés au Champ d’honneur se déroule au cours d’une
cérémonie, le 24 décembre 1934, en présence d’une foule considérable, sous la
présidence de M. le préfet de la Manche assisté de M. le Recteur de Caen, de M.
le Président du Conseil général, de M. L’Inspecteur d’Académie ; de tous
les membres du Bureau de l’Association des Anciens élèves, de notabilités
civiles et militaires de la région ».
La guerre aura
décimé lourdement les rangs des maîtres du département. 114 noms de tués ou
disparus, tombés au Champ d’honneur, figurent sur le monument érigé à leur
mémoire. « Souvenons-nous », rappelle le statuaire sur le socle qui
porte le bronze, de tous ceux à qui Eléonor Daubrée, l’instituteur-poète de
Lessay, s’adresse[8] :
« …
Et
vous avez au premier rang,
Sur
le livre de l’héroïsme,
Ecrit
de votre propre sang
Ce
qu’est le vrai patriotisme ;
Car
vous avez su, sans faiblir,
Héros
de « l’Ecole publique »
Montrer
comment on doit mourir
Pour
la « France » et la « République ».
Jules Villain,
ancien élève de l’Ecole normale de Saint-Lô, inspecteur primaire de Saint-Lô,
frère de Désiré, instituteur à Cavigny, dont le nom est gravé sur le marbre,
président des Anciens élèves de l’Ecole, ne manque pas ce devoir de mémoire, le
29 avril 1936, lors des fêtes du centenaire de l’Ecole qui se déroulent à
Saint-Lô. Un événement dont le photographe Saint-Lois, Burey, assure la
couverture[9].
Yves Marion
Inspecteur
honoraire de l’Education nationale
Fontaine-Etoupefour,
le 20 février 2017
Voir le Dicdac'doc du service éducatif des archives départementales de la Manche de novembre 2013. Dicdac'doc, novembre 2013
[1]
Texte de 2008, revu et corrigé le 20 février 2017.
[2] Bulletin de
l’instruction primaire de la Manche, 40e année, 1920, p. 302-303.
[3] Bulletin de
l’instruction primaire de la Manche, 44e année, n° 4, avril-mai
1924, p. 138-140.
[4] Bulletin de
l’instruction primaire de la Manche, 40e année, 1920, p. 302
[5] Notons qu’en 1924,
madame Blanche Maupas, aux côtés de Madame Danican et de messieurs Cambernon et
Magnin, fait partie du Comité, au titre de membre du Conseil départemental.
[6] Bulletin de
l’instruction primaire de la Manche, 54e année, 1934, n° 7, p. 237.
[7] Bulletin de
l’instruction primaire de la Manche, 55e année, 1935, n° 6, septembre,
p. 243
[8] Eléonor DAUBREE,
Aux instituteurs morts pour la France.
[9] Jules VILLAIN,
Fêtes du centenaire, Ecole normale des Instituteurs de la Manche, 100 ans et
plus de son histoire, 1832-1936, Imprimerie Barbaroux, Saint-Lô, 1936, 70 p.
mardi 22 décembre 2020
Un Ministre de l’Instruction publique en visite à Saint-Lô
samedi 5 décembre 2020
Ecole primaire supérieure de filles de Saint-Lô. Distribution des prix, 29 juillet 1916
Saint-Lô
Ecole primaire supérieure de filles.
Distribution des prix, 29 juillet 1916. Extrait du Palmarès.
La rentrée scolaire de 1916, à l'école primaire supérieure de filles de Saint-Lô, est fixée au mardi 3 octobre 1916.
vendredi 21 février 2020
Saint-Lô, école primaire supérieure de jeunes filles
jeudi 6 février 2020
Un poème pour le centenaire de l'école normale d'instituteurs de la Manche
* Jean-François Hamel, sous la direction de René Gautier, Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 1, éd. Eurocibles, Marigny, 2001
jeudi 16 janvier 2020
vendredi 20 septembre 2019
Conférence/concert à Saint-Lô en 1905 par Gaston-Martin Valton
dimanche 24 mars 2019
Revue de la Manche 243 du SAHM Section de Saint-Lô
La Société d'Archéologie et d'Histoire de la Manche section de Saint-Lô vient de publier le tome 61, fascicule 243 de la Revue de la Manche (Janvier, février, mars 2019).
Ci- après, une reproduction de la couverture et du sommaire
![]() |
| Reproduction de la couverture et du sommaire |
Lien vers le site de La Société d'Archéologie et d'Histoire de la Manche
Article proposé par Yves MARION
samedi 23 février 2019
Paul-Jacques Bonzon (1908-1978), instituteur de la Manche formé à Saint-Lô et romancier pour la jeunesse à succès
ANNEE
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TITRE
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NIVEAU
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1960
|
LA ROULOTTE DU BONHEUR : LIVRE DE
LECTURES SUIVIES
|
CM
|
1962
|
LE CHALET DU BONHEUR
|
CE, CM1
|
1964
|
LA MAISON AUX MILLE BONHEURS :
LIVRE DE LECTURES SUIVIES
|
CE
|
1965
|
LE JARDIN DE PARADIS : PREMIER
LIVRE DE LECTURE COURANTE
|
CE
|
1967
|
LE RELAIS DES CIGALES : LIVRE DE
LECTURES SUIVIES
|
CM
|
1968
|
LE CHATEAU DE POMPON : PREMIER
LIVRE DE LECTURE COURANTE
|
CP
|
1975
|
POMPON A LA VILLE : PREMIER LIVRE
DE LECTURES COURANTES
|
CP
|
1975
|
LE CIRQUE ZIGOTO : LIVRE DE
LECTURES SUIVIES
|
CE
|
1976
|
YANI : LIVRE DE LECTURES SUIVIES,
|
CM
|
1978
|
AHMED ET MAGALI
|
CM
|
1980
|
POMPON LE PETIT ANE DES TROPIQUES
(avec M. Pédoja)
|














